Il y a quelques jours, cela fesait déjà 4 ans que tu nous avaient quittés, sans nous avoir prévenu, tu es partie pour ce long voyage dont on ne reviens jamais. Quatre longues années remplies de péripéties j'aurais tellement voulu que tu me vois grandir, que tu me vois aujourd'hui...
Souvent je me rappelles ces après-midi passés avec toi, a rigoler, a discuter, que de choses aprises à tes côtés, si tu m'avais prévenu que tu allais partir... comment pouvais-tu le savoir.. Toi tu te foutais de tout, mais au fond d'une sensiblité extrême que tu calfeutrais derrière tes yeux couleur chocolat, un regard en disait long, pourtant tu as su nous cacher tout ce qui te rongeais et surtout la maladie qui peu à peu t'emportais.
Souvent il me reviens ces expressions que tu sortais toujours à tort et à travers, et des fois je voudrais t'entendre encore râler contre le téléphone qui sonne ou bien contre le chat qui miaule sans arrêt... La vie t'a donné le souffle court, à peine le temps de dire un mot, que tout s'est arrété.
Aujourd'hui je doute.
Je doute sur tout ce qui m'entoure, je me pose tellement de questions. Je me sens si seul comme l'edelweiss en haut de la montagne, abandonnée. ON ME JUGE. Mais qui peut me juger? Qui me connait vraiment? Moi-même me connais-je?
A qui le droit de juger bon ou pas pour les autres, de faire la vie des autres avec ses volontés? A qui?
Socrate disait connais-toi toi-même et du haut de mes 3 pommes et quelques printemps la cime a souffert de maintes tempêtes, et pourtant je ne me connais pas encore, pas assez pour croire que l'on me connaisse.
On juge de mes absences, de mes silences, comme si tout cela n'était que fuir, fuir à qui? pour quoi? Moi qui suis si forte moi qui suis si grande gueule, je n'ai peur de rien, pas même de vous...
J'ai peut-être peur de quelques petites choses, j'ai peur de mourir, de disparaitre comme elle, sans avoir eu le temps de ne rien faire, j'ai peur du noir, j'ai toujours peur qu'une ombre me frôle...
Mais peu vous importe à vous que le monde ne tourne pas rond, ou que la Terre ne soit pas ronde, l'erreur est une humaine, mais vous ne pardonnez rien, pas même le DEUIL... Quelle négligence.
Jugez-moi tant que cela vous plaira...Je suis bien aise de vos critiques...
Le monde est assez grand pour tout le monde, chacun marchera sur sa route.
Quatre ans que tu es partie, tu me manques tant, que le monde à changé ici bas, que les Hommes sont durs, quatre ans......